Dans les pays des Suds, les agricultures urbaines contribuent fortement à l’alimentation des populations et quasi exclusivement pour les produits frais (légumes, fruits œufs, lait..). Qu’en est-il dans les pays du Nord depuis le début du siècle ? Situées aux abords (fermes périurbaines en circuits courts) et aussi au sein même des villes, ces agricultures présentent de nombreuses formes, professionnelles et amateures, en plein sol, sur les toits, dans ou sous les bâtiments (jardins collectifs, microfermes, serres, fermes en _indoor_), plus ou moins répandues en France. On y trouve aussi différents petits élevages en périurbain (volailles et œufs) et en intra-urbain (ruchers, écopâturage ovin). Peuvent-elles contribuer à renforcer une justice sociale, notamment environnementale et alimentaire, fort malmenée depuis longtemps notamment depuis les crises sanitaire et inflationniste ? Clairement, toutes les formes d’agriculture urbaine ne peuvent pas y prétendre.