Après la crise sanitaire de 2020, la nécessité de relancer l’économie en soutenant l’activité du secteur « bâtiment et travaux publics » a conduit à la création du fonds friches. Ce fonds s’inscrit dans le contexte plus large de l’émergence en France d’une politique de sobriété foncière visant, à l’horizon du « zéro artificialisation nette » en 2050, à réduire l’artificialisation des sols. Elle s’inscrit aussi dans le plan de relance de 2020-2021. L’enquête de la Cour porte sur deux volets, d’une part, la mise en place du subventionnement du recyclage foncier, dans son organisation administrative, son extension territoriale et son poids budgétaire et, d’autre part, l’efficacité et l’efficience du dispositif du point de vue des objectifs qui lui étaient assignés. Quatre années après les premiers engagements et alors qu’une partie des projets a été achevée, la Cour constate les effets positifs du dispositif mais critique sa mise en œuvre et émet des recommandations dans le cadre de sa pérennisation.