
Cette Lettre d’Information Documentaire est réalisée par l'INSET de Dunkerque
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Après des décennies d’hégémonie de l’automobile en ville, un rééquilibrage spectaculaire est à l’œuvre pour laisser plus de place aux vélos, mais aussi aux piétons et aux transports en commun, obligeant à repenser les équilibres de l’espace urbain. Une équation complexe, qui ne va pas sans créer de nouveaux dilemmes pour les municipalités et de nouvelles tensions entre usagers.
Car même si ce rééquilibrage, rendu impératif par la transition écologique et les bénéfices attendus pour la santé, suscite une large adhésion, chacun doit s’adapter à de nouvelles pratiques dans des villes pas encore « apaisées ».
Depuis les années 1990, le nombre de voitures en circulation a fortement augmenté. Dans le même temps, les émissions de polluants ont largement diminué, tandis que celles de gaz à effet de serre, essentiellement du CO2, sont restées quasiment stables. Cela s’explique par les progrès des motorisations, mais aussi par un usage très répandu de la voiture. Comprendre cette évolution permet de mieux identifier les moyens de réduire l’impact des transports sur l’environnement et la santé.
39 millions de voitures en circulation, 66 millions de tonnes d’émissions de CO₂, 8 % des particules fines, etc. : quel est l’impact des voitures sur l’environnement en France ?À l'occasion de la Journée nationale de l'autopartage organisée jeudi 4 décembre, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a annoncé vouloir accélérer le déploiement de la pratique. Le cap du million de Français inscrits à un service d'autopartage a été dépassé courant 2025, en progression de +11,5 % en un an, avec 185 000 000 km parcourus (+ 2 %). Au total, cela représente 13 862 voitures proposées en France, en progression de +3,7 % sur un an. L'objectif du ministre est de donner un bon coup de fouet à l'autopartage en visant 70 000 voitures proposées d'ici à 2031. « L'impact écologique de cette feuille de route est majeur car avec ces 70 000 véhicules partagés, c'est une économie de 1 mégatonne de CO2 qui sera réalisée par rapport à 2023 ! » commente Bruno Flinois, président de l'Association des acteurs de l'autopartage (AAA).