Le tourisme de masse transforme certains
quartiers de destinations prisées, avec des effets concrets sur le commerce, la
culture, l'environnement (circulation, déchets, eau), ou encore les prix du
logement, au point de susciter une vague de manifestations et slogans
anti-tourisme. En cause : un rapport coûts-avantages déséquilibré pour les
populations locales. "Faut-il, pour autant, accuser le tourisme de tous
les maux ?" se demande Brendan Canavan, professeur de marketing à
l'université de Nottingham (Angleterre), rappelant les principaux ordres de
grandeur de ce secteur phare de l'économie mondiale. Mieux vaut, selon lui,
maximiser le potentiel économique de cette activité en la rendant la plus
profitable possible pour les lieux de villégiature, plutôt que dénoncer en
s'égosillant les conséquences néfastes du surtourisme.